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1.500 salariés britanniques de l’acier inquiets

1.500 salariés britanniques de la société Liberty Steel appartenant à Sanjeev Gupta, l’un des plus grands empires sidérurgiques au monde, sont confrontés à un avenir incertain, après l’annonce cette semaine de la vente de trois usines au Royaume-Uni car il cherche de nouveaux fonds pour éviter des fermetures d’usines dans sa branche sidérurgique.

Liberty Steel emploie 3.000 travailleurs britanniques et sa maison mère, la holding GFG Alliance, 35.000 personnes dans le monde selon l’AFP. Autrefois considéré comme le sauveur de la sidérurgie britannique, ce milliardaire indo-britannique lutte désormais pour la survie de son empire, après des soupçons de fraude et l’effondrement de son principal prêteur, Greensill Capital.

La disparition de Greensill Capital pourrait menacer au total 50.000 emplois dans le monde . Ce fond avait investi 3,5 milliards de livres (4,1 milliards d’euros) dans la holding GFG Alliance.
Et, Liberty Steel n’a toujours pas remboursé un prêt de 18 millions de livres à Metro Bank, qui l’accuse d’avoir enfreint des « clauses et restrictions. L’entreprise est toujours en négociation avec la banque Credit Suisse, elle-même exposée à hauteur de 10 milliards d’euros avec Greensill.
L’enquête ouverte par l’équivalent du parquet financier contre GFG pour soupçons de fraude et blanchiment d’argent dissuade les investisseurs potentiels.