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35 000 policiers rassemblés devant l’Assemblée nationale

Des syndicats, des milliers de policiers, mais aussi le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, et des politiques de tous bords se sont rassemblés, devant l’Assemblée nationale pour exprimer leur colère après le meurtre du brigadier Éric Masson à Avignon, pour crier : « Le problème de la police, c’est la justice ! »   « Que les peines soient exécutées » « Payés pour servir, pas pour mourir ».

Plusieurs manifestants  ont interpellé Gérald Darmanin« Il faut nous aider ! »  qui disent ne pas savoir, quand ils partent au travail, « comment » il « va rentrer ».

Le garde des Sceaux Éric Dupond-Moretti, absent du rassemblement, était la cible des manifestants et des syndicats, qui réclament une réponse pénale plus forte, et notamment que des peines planchers soient infligées aux agresseurs de policiers. Les syndicats réunis – fait assez rare – en intersyndicale avaient souhaité une mobilisation « sans récupération politique » alors que la sécurité s’est imposée comme l’un des principaux thèmes de campagne des régionales dans un mois, et de la présidentielle dans un an.
Les syndicats ont décidé d’organiser ce rassemblement deux semaines jour pour jour après le meurtre du brigadier Eric Masson pour appuyer une « réponse pénale » plus ferme.

Le Premier ministre Jean Castex s’est engagé à étendre à trente ans la période de sûreté pour les personnes condamnées à perpétuité pour un crime contre un policier ou un gendarme. Le gouvernement a déposé ce mercredi un amendement en ce sens qui devrait être voté dans la semaine.
Jean Castex s’est également dit favorable à une limitation plus stricte des possibilités de réduction des peines pour ceux qui s’attaquent aux forces de l’ordre.
Mais les syndicats déplorent que leur « revendication la plus importante », « la mise en œuvre de peines minimales » (aussi appelées peines planchers) pour « les agresseurs des forces de l’ordre », n’ait pas été « prise en compte ».

Cette manifestation de policier fait suite à une nouvelle tribune signée par des militaires et publiée par Valeurs actuelles le 9 mai dernier. Dans ce deuxième texte polémique, de jeunes militaires expriment leur soutien au premier et mettent en garde contre le risque de «guerre civile» en France. « Le but de cette tribune n’est pas de mettre à mal nos institutions mais d’alerter sur la gravité de la situation » disent-ils.