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Accord entre Pfizer et la Commission européenne, l’ARN Messager une révolution

12/11/2020. Accord entre Pfizer et la Commission européenne sur la livraison de 200 millions de doses de leur vaccin expérimental contre le Covid-19 assorti d’une option sur 100 millions de doses supplémentaires déclare la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.
Pfizer et son partenaire allemand BionTech ont annoncé lundi que leur vaccin expérimental était efficace à plus de 90% sur la base des premières données d’un essai clinique à grande échelle.
Si le candidat vaccin BNT162b2 reçoit l’autorisation de l’Agence européenne des médicaments les vaccins destinés à l’Europe seront produits dans les sites allemands de BioNTech ainsi que dans le site de Pfizer en Belgique.

Mais il existe une dizaine de laboratoire recherchant un vaccin : L’Union européenne a déjà signé des accords de ce type avec Astra Zeneca , Sanofi  et Johnson & Johnson.
Bruxelles discute parallèlement avec Moderna CureVac et Novavax pour s’assurer de recevoir des doses de leurs candidats vaccins s’ils s’avèrent efficaces et sûrs.

Ce qui est spectaculaire, innovant et qui va marquer l’histoire de la Médecine n’est pas ces annonces mais la recherche de base du vaccin  dite ARN messager.
L’acide ribonucléique messager, est une copie transitoire d’une portion de l’ADN correspondant à un ou plusieurs gènes. L’ARN est utilisé comme intermédiaire par les cellules pour la synthèse des protéines. Le concept d’ARN messager a été émis puis démontré par Jacques Monod, François Jacob et leurs collaborateurs en 1960.

Contrairement à un vaccin classique qui injecte un virus inactivé dans l’organisme pour qu’il produise des anticorps et soit capable de se défendre en cas de nouvelle intrusion du virus, le vaccin élaboré par Moderna – nommé mRNA-1273 – consiste à injecter un simple morceau du code génétique du virus, une molécule dite d’ARN messager.
Si ça marche, c’est censé demander à certaines des nos cellules de commencer à produire temporairement une protéine du virus”. Ce qui doit permettre au système immunitaire de repérer cette protéine et de créer une réponse des anticorps en cas de réelle attaque du Sars-Cov-2.

C’est Pourquoi Pfizer a déclaré qu’il fallait deux dose par personnes à 5 semaines d’intervalles.