bar de l'économie

Analyse du FMI sur les aides apportées en Europe

04/03/2021. Les aides apportées en Europe aux entreprises ont permis d’éviter des millions de faillites et la perte de 30 millions d’emplois. Les moratoires sur les remboursements de prêt et l’octroi de liquidités, parmi d’autres mesures, se sont avérés essentiels écrit le FMI.
Mais 15 millions d’emplois sont toujours menacés en Europe.

La solution proposée par le FMI est d’aider uniquement les entreprises qui étaient solvables avant la pandémie ce qui représente  2 à 3% de PIB.

Car les aides doivent désormais couvrir les besoins en fonds propres (écart entre la dette et les actifs) pour sauver les petites et très petites entreprises.
Le FMI met en garde les États: ils ne doivent pas distribuer l’argent public n’importe comment. Avant tout, privilégier les aides en capital apportées aux entreprises qui ont de bonnes chances de survivre et qui sauront comment s’en servir au mieux.

  • Eviter que les aides publiques ne soient plus attractives pour les mauvaises entreprises que pour les bonnes (effet d’antisélection).
  • Empêcher que les entreprises bénéficiaires soient mal gérées (risques d’abus).

Dans cette tâche de ciblage, les banques, qui connaissent leurs clients, peuvent se montrer très utiles. ‘Inciter les investisseurs privés à contribuer aux fonds propres réduit les risques d’abus’, ajoute le FMI.
À cet égard, l’institution cite la France en exemple. Son programme de prêts participatifs subordonnés met les banques au centre du jeu: celles-ci doivent choisir les entreprises viables et conserver une partie de ces prêts dans leurs bilans, ce qui garantit un partage des risques.

Avec des entreprises plus saines, l’Europe évitera de retomber dans un cercle vicieux entre secteur réel et secteur financier, et les entreprises assainies créeront surtout plus d’emplois’, conclut le FMI.
Quant aux entreprises sur la voie de la faillite, il faudra privilégier des procédures de restructuration et d’insolvabilité extrajudiciaires’. Et aider les travailleurs ayant perdu leur emploi à se réinsérer dans ‘des secteurs en plein essor’.