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Au Liban : « trahison collective » de la classe politique du pays

28/09/2020. Moustapha Adib désigné pour former un nouveau gouvernement après l’explosion dévastatrice au port de Beyrouth le 4 août qui a fait plus de 190 morts et plus de 6 500 blessés et a laissé 300 000 personnes sans logis jette l’éponge.
Il était chargé de lancer les réformes réclamées par la communauté internationale pour débloquer des milliards de dollars d’aide. Les partis politiques libanais s’étaient engagés début septembre à former un cabinet « de mission » composé de ministres « compétents » et « indépendants » dans un délai de deux semaines pour sortir le pays du marasme économique.

Mais le pouvoir est partagé entre les différentes communautés religieuses. Les efforts de Moustapha Adib ont été entravés par deux formations chiites, le Hezbollah, poids lourd de la politique libanaise et son allié Amal, dirigé par le chef du Parlement Nabih Berri, qui réclament le portefeuille des Finances. « Je m’excuse de ne pas pouvoir poursuivre la tâche de former le gouvernement capable de réaliser les « aspirations deslybanais pour un gouvernement réformiste » a-t-il déclaré.
Emmanuel Macron condamne une « trahison collective » de la classe politique du pays.
Le pays est en crise profonde à tous les niveaux.
Économiquement, il est en difficulté car il dépend presque exclusivement de ses exportations et la diaspora libanaise installée dans les pays du Golfe, qui renvoyait beaucoup d’argent vers le Liban, or elle-même traverse des difficultés liées à la baisse des prix du pétrole. Il y a une crise bancaire les avoirs des libannais sont gelés et le système politique libanais est paralysé par le copinage et par un mauvais usage du confessionnalisme.