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Birmanie: Civils et activistes veulent que les compagnies pétrolières cessent leurs paiements à l’Etat

17/03/2021. Le gouvernement civil parallèle de la Birmanie et des groupes de défense des droits ont appelé Total et les autres compagnies pétrolières opérant dans le pays à suspendre leurs paiements à l’État, contrôlé par l’armée depuis le 1er février.
Ces appels interviennent au lendemain d’une déclaration du groupe français qui s’est dit préoccupé par la situation en Birmanie, où la répression des manifestations par les militaires a fait des dizaines de morts, tout en soulignant l’importance de ses activités pour le pays.

« Le coup d’État a laissé les compagnies pétrolières internationales opérant en Birmanie sans autre option que de suspendre leurs relations avec la junte militaire », a déclaré le gouvernement civil parallèle dans une lettre adressée à Total et publiée sur sa page Facebook officielle.
Composé d’ex-parlementaires chassés du pouvoir le groupe demande à Total de suspendre ses versements à la Birmanie et de les placer sur un compte protégé jusqu’à ce qu’un gouvernement légitime soit rétabli.
Total n’a pas souhaité commenter ces informations.

La lettre, datée du 5 mars, mise en ligne hier fait écho aux recommandations du rapporteur spécial des Nations Unies sur la Birmanie, Tom Andrews, selon lesquelles des sanctions doivent être prises contre la société Myanmar Oil and Gas Enterprise (MOGE), désormais contrôlée par l’armée et qui représente sa plus importante source de revenus.
Total est préoccupé par la situation et espère une solution pacifique.
Le groupement d’activistes « Justice pour la Birmanie »  estime que Total devait suspendre tous les paiements à la junte militaire illégale ». « Total et les autres majors pétrolières et gazières ne doivent pas financer les #CrimesContreLhumanite », ajoutent-ils.