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Elections : une abstention record

Aux élections Régionales et Départementales en France, ce que l’on retient est l’abstention record et la solidité des présidents de région sortants, surtout à droite, car ils ont été à la manœuvre lors de la crise sanitaire.
Un résultat loin des espérances tant pour La République en marche que pour le Rassemblement national.

Jamais les Français n’ont autant boudé les urnes : moins d’un tiers d’entre eux ont voté dimanche au premier tour des régionales et départementales. Pourtant les compétences dévolues aux régions (transports, lycées, formation professionnelle…) et départements (collèges, RSA, aides sociales…) touchent pourtant au plus près à la vie quotidienne des Français.

A la fermeture des derniers bureaux, à 20h, l’abstention atteint entre 66,1% et 68,6% un record d’abstention tous scrutins confondus en France hors référendum. On peut parler d’un effondrement de la participation électorale », résume le politologue Bruno Cautrès, chercheur au Cevipof, en l’expliquant par « un effet Covid très important » mais aussi par « l’absence presque totale de campagne sur les enjeux de la régionalisation ».
Dans ces conditions, difficile de tirer des enseignements nets d’un scrutin pourtant placé à moins d’un an de la présidentielle.
La droite qui détient sept régions, à commencer par Xavier Bertrand (ex-LR), en très bonne posture pour conserver les Hauts-de-France  tout comme pour le président d’Auvergne-Rhône-Alpes Laurent Wauquiez (LR), et Valérie Pecresse pour l’Ile de France.

Selon le résultat du second tour, la question d’un remaniement gouvernemental risque de se poser, alors qu’Emmanuel Macron doit exposer début juillet la feuille de route pour la fin de son quinquennat, qu’il souhaite « utile« .