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Emmanuel Macron à Douai pour lancer une usine de batteries sino-japonaise

Cette future giga-usine est la seconde annoncée en France après celle de Stellantis, le groupe né du mariage de Peugeot-Citroën et Fiat-Chrysler) et de TotalEnergies à Douvrin (Nord).

Deux milliards d’euros d’investissement, 1.000 emplois créés d’ici 2024 pour cette usine sino-japonaise de batteries pour voitures électriques, représentant comme un symbole de l’attractivité française mais aussi pour garder une certaine indépendance économique car nous serons toujours dépendants des énergies fossiles qu’elle contient comme le cobalt, le nickel et le lithium.

AESC, filiale japonaise de batteries du chinois Envision (spécialisé dans les technologies vertes) d, fabriquera ces batteries près de l’usine Renault de Douai pour des petites voitures.
Cette usine sera la pièce maîtresse du pôle « ElectriCity » que Renault va lancer dans le Nord. Les batteries, ajoutées à l’assemblage de la Mégane et de la R5 électriques, doivent donner un nouveau souffle aux usines de Douai, Maubeuge et Ruitz.

Les projets de Renault et d’Envision devraient recevoir au total environ 200 millions d’aides publiques, entre Etat et collectivités, selon l’Elysée, et entre 60 et 100 millions de fonds européens, selon le président de la région Hauts-de-France, Xavier Bertrand.

Avec cette usine, Renault est le troisième constructeur le mieux placé dans la transition vers l’électrique, derrière Volvo et Volkswagen, selon l’ONG Transport & Environnement. Le groupe compte fabriquer 500.000 véhicules dans son ElectriCity, soit un sixième de sa production de l’année 2020. L’implantation de l’usine d’Envision et le partenariat avec Verkor doivent générer près de 4.500 emplois directs en France d’ici 2030. Le projet a été approuvé début juin par tous les syndicats du constructeur, même si certains redoutent que tous les salariés ne se retrouvent pas dans le nouveau pôle

Renault a signé un protocole d’accord en vue de devenir actionnaire à hauteur de « plus de 20 % » de la start-up grenobloise Verkor, qui cherche à implanter une troisième usine de batteries en France d’ici 2024.
Déjà soutenue par Schneider Electric et CapGemini, la startup composée notamment d’anciens de Tesla et de Northvolt vise une production de 40 à 50 GWh d’ici à 2030.
Renault va travailler avec Verkor sur le codéveloppemment et la fabrication d’une batterie haute performance pour ses véhicules haut de gamme.

L’Allemagne, le Royaume-Uni et la Norvège ont quelques usines d’avance. Volkswagen a investi dans le pionnier suédois Northvolt et prévoit de construire cinq autres usines. Stellantis doit préciser son plan début juillet.

Dans la foulée de sa visite à Douai, le chef de l’Etat se rendra lundi au sommet « Choose France », qui réunira à Versailles plus d’une centaine de dirigeants d’entreprises étrangères. La France est restée, en 2020, pour la deuxième année consécutive le plus attractif pour les investisseurs étrangers en Europe, selon le baromètre du cabinet EY publié début juin.