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Et si l’hydrogène était l’avenir des véhicules roulants ?

13/01/2020. La ville de Pau dévoile son Fébus, le premier bus à hydrogène de France.

Ce bus au design du futur à haut niveau de service électrique est  alimenté par de l’hydrogène, et a été mis en service
C’est la première fois en France qu’une ligne complète de bus estalimentée par de l’hydrogène.

Cette nouvelle ligne traversera Pau du nord au sud. Le matériel est  fourni par Van Hool, leader européen des bus à piles à hydrogène. La ligne fonctionne en site propre sur  6 km de long traversera la cité du nord (hôpital) au sud jusqu’à la gare. 
Van hoolconstructeur belge, leader européen des bus à piles à hydrogène – et GNVERT (filiale d’Engie) ont été choisis pour déployer cette innovation.
L’hydrogène est produit sur place grâce à des panneaux solaires. Ce bus à hydrogène est un bus électrique : il produit son électricité à bord, grâce à une pile à hydrogène. L’hydrogène, lui, sera produit sur place, au dépôt de bus de l’avenue Larribau, grâce à un électrolyseur alimenté par des panneaux solaires, et les stations de recharge seront installées par GNVERT.

Huit bus de 18 m de long équiperont cette nouvelle ligne. Ils « n’émettent aucune nuisance : ni pollution sonore, ni pollution par émission de gaz à effet de serre ». Le constructeur promet également pour le voyageur à bord, une expérience « tout confort » : silence, accélérations sans à-coups, aucune vibration de moteur ou de transmission.
Le constructeur européen Van Hool a déjà commercialisé une cinquantaine de véhicules roulant à l’hydrogène (32 en Europe et 21 en Amérique du Nord) et introduit un peu plus de 200 véhicules BHNS dans 13 pays européens et en Martinique.
Le coût global du projet s’élève à 72 millions d’euros, dont 53 millions d’euros de travaux de rénovation urbaine. Le montant estimé des subventions européennes et régionales liées au choix de la technologie hydrogène s’élève à 7 millions d’euros.