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Européennes : Quels sont les partis au Parlement européen ?

23/05/2019. Huit familles politiques composent le Parlement européen de Strasbourg. Voici un aperçu des tendances politiques avec lesquelles devront composer les nouveaux députés européens et pour la première fois dans l’histoire de l’Union européenne, la montée du populisme menace cette entente. Ce bouleversement pèsera sur la nomination du prochain président de la Commission européenne puisque la famille politique arrivée en tête des élections revendique ce poste. Actuellement, les 751 eurodéputés sont organisés en huit groupes différents au Parlement pour travailler ensemble en fonction de leurs affinités politiques et non de leur nationalité. PPE, PSE, CRE…

1.La droite pro-européenne . De loin la force la plus importante, le Parti Populaire Européen (PPE), compte 217 eurodéputés sur 751.Parmi les partis politiques qui le composent, on retrouve la CDU/CSU (Allemagne), Les Républicains (France), Forza Italia (Italie), Partido Popular (Espagne), ou encore Fidesz (Hongrie).  Le PPE s’est choisi comme chef de file l’Allemand (Spitzenkandidat)  Manfred Weber, membre de la CSU, parti frère bavarois de la CDU d’Angela Merkel. Âgé de 46 ans, cet ingénieur de formation a fait toute sa carrière à Bruxelles. Il est eurodéputé depuis 2004 et président du groupe parlementaire du PPE depuis 2014. 
2. Les sociaux-démocrates . Numéro deux au Parlement avec 186 eurodéputés, le Parti socialiste européen (PSE) risque, comme le PPE, de voir son influence considérablement réduite après le scrutin du 26 mai. Il est composé des sociaux-démocrates allemands (SPD), du SPÖ (Autriche), du Parti socialiste (France), du Parti travailliste (Grande-Bretagne), de PSOE (Espagne), PD (Italie), Partij van de Arbeid (Pays-Bas).  
Le Néerlandais Frans Timmermans est le candidat du PSE pour la présidence de la Commission européenne. Vice-président de la Commission, Timmermans est le bras droit du Jean-Claude Juncker. Âgé de 57 ans, il parle six langues à la perfection et a été ministre des Affaires étrangères des Pays-Bas entre 2012 et 2014.  
3.La droite eurosceptique. Avec 76 eurodéputés, les Conservateurs et réformistes européens (CRE) sont la troisième force à l’Assemblée de Strasbourg. Parmi ses membres, le parti conservateur de la Première ministre britannique Theresa May, le parti polonais Droit et Justice (PiS), actuellement au pouvoir, ainsi que le parti nationaliste belge, l’Alliance néo-flamande (NVA). Le parti souverainiste français « Debout la France », présidé par Nicolas Dupont-Aignan s’y est associé dans une « coalition pour une Europe des nations ». 
Leur candidat est le Tchèque Jan Zahradil, âgé de 56 ans, qui est président de cette formation. 
 4.Les Libéraux. les Libéraux de l’ALDE, quatrième force avec 68 eurodéputés espèrent jouer un rôle pivot au Parlement et dans le partage des postes des institutions européennes. Il devrait s’allier avec La République En Marche d’Emmanuel Macron pour créer un groupe plus large et centriste. 
Partis membres : FDP (Allemagne), Open Vlaamse Liberalen en Democraten (Belgique), le VVD du Premier ministre néerlandais Mark Rutte. L’Alliance des Libéraux et Démocrates pour l’Europe (ALDE) n’a pas nommé un candidat en particulier pour la présidence de la Commission, mais une équipe de sept personnalités. 
Parmi elles, la Commissaire européenne à la Concurrence, la Danoise Margrethe Vestager, 51 ans, connue pour son intransigeance vis-à-vis des géants de la Silicon Valley, mais aussi l’ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt. Chef du groupe de l’ALDE au Parlement européen, M. Verhofstadt était « la tête de liste lors du dernier scrutin européen en 2014.
 5.Les Verts. Actuellement cinquième ex-aequo avec la gauche radicale, les Verts, forts de 52 eurodéputés, espèrent bien profiter de la popularité de la thématique du climat, surtout auprès des jeunes électeurs.  
Partis membres: Bündnis 90/Die Grünen (Allemagne), Europe Écologie (France), Die Grünen (Autriche), Miljöpartiet de gröna (Suède). Très attaché à la parité, le parti vert européen est dans la course à la présidence de Commission avec deux candidats, un homme et une femme, comme il l’avait déjà fait lors des dernières élections en 2014. 
Il s’agit de l’Allemande Ska Keller, 37 ans, déjà candidate en 2014, et du Néerlandais Bas Eickhout, 42 ans. 
 6. La gauche radicale. Cinquième ex-aequo avec les Verts, le groupe de la gauche radicale a pour partis membres Die Linke (Allemagne), le Parti communiste français, Syriza du Premier ministre grec Alexis Tsipras. Au moment du scrutin de 2014, la Gauche Unie Européenne (GUE) avait pour tête de liste M. Tsipras, qui n’était alors pas encore Premier ministre. 
Pour 2019, la GUE a deux candidats tête de liste, la Slovène Violeta Tomic, âgée de 56 ans et Nico Cué, Espagnol de 62 ans, ancien syndicaliste arrivé enfant en Belgique, où il a vécu la majeure partie de sa vie. 
 7. Les europhobes et populistes Hétéroclite, l’Europe de la Liberté et de la démocratie directe (ELDD), sixième force du parlement européen avec 41 eurodéputés, compte dans ses rangs 14 membres du Mouvement Cinq Etoiles italien et 17 élus britanniques dont les partisans de l’europhobe Nigel Farage, qui a fait scission du parti pro-Brexit Ukip. Côté français, il compte notamment Florian Philippot, ex-bras droit de Marine Le Pen. 
8. L’extrême droite Classé huitième avec 37 eurodéputés. L’Europe des Nations et des Libertés (ENL) regroupe des partis d’extrême droite nationalistes, tels que le Rassemblement national de Marine Le Pen (France), la Ligue italienne du ministre de l’Intérieur Matteo Salvini, le parti d’extrême droite autrichien FPÖ.
Ce dernier est frappé de plein fouet par un scandale qui a entraîné la chute de la coalition qu’il formait avec les conservateurs.

À noter : 21 eurodéputés n’appartiennent à aucun groupe. 3 postes clés sont à reprendre : la présidence du Parlement européenne, celle de la commission européenne et celle de la Banque Européenne d’investissement et pour une fois il y a des français et des allemands candidats. Chez les allemands Manfred Weber est candidat à la présidence de la Commission et chez les français : Michel Barnier.