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Fusions acquisitions, le marché repart

16/12/2020. Après avoir mis à l’arrêt le marché mondial des fusions acquisitions en mars dernier, la pandémie de coronavirus l’a fait repartir de plus belle à la fin de l’été.
La France demeure attractive.

Le montant des opérations annoncé cette année (2 905 milliards de dollars à date) n’a baissé que de 15% par rapport à l’ensemble de 2019 (3 700 milliards), selon l’institut Dealogic. La tendance est plus favorable en France: 193 milliards de dollars d’opérations à date, contre 196 milliards en 2019. Une bien meilleure résistance qu’en 2008 et 2009. «Cette fois-ci, il ne s’agit pas d’une crise financière, justifie Andrea Bozzi, associé gérant chez Lazard. Le marché bancaire est très solide et surtout les liquidités sont là et encore plus.

Les fonds d’investissement prêts à payer plus cher encore qu’avant la pandémie
Le secteur, qui a levé beaucoup d’argent ces dernières années, est bien armé pour tirer parti de la crise. En début d’année, les experts s’interrogeaient sur la santé du capital-investissement: une bulle s’est-elle formée au-dessus des fonds investissant dans les entreprises non cotées? Est-elle sur le point d’éclater?
Dix mois et une pandémie plus tard, la question n’est plus d’actualité.

Certes, 2020 n’a pas été rose pour tout le monde et certains fonds ont en portefeuille des entreprises positionnées dans des secteurs sinistrés par la crise (tourisme, hôtellerie…). Mais des solutions existent pour rester investi dans la durée, le temps qu’elles redressent la tête.
Les fonds disposent d’un trésor de guerre de 2 500 milliards de dollars à investir au niveau mondial. Cela leur permet d’être très actifs. En France, ils ont multiplié les opérations ces derniers mois.