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Impôts, taxes et cotisations sont-elles à la hausse ou à la baisse ?

Difficile d’avoir une vision complète de l’évolution de la fiscalité en France : taxer au barème, taxer au forfait, réformer l’ISF, le supprimer, le transformer en IFI, détaxer les heures supplémentaires, les taxer, les redétaxer… selon la Fondation iFRAP.

Si on ne retient que les impôts directs des ménages, le taux d’imposition est passé de 10,9 à 11,3 % du PIB entre 2017 et 2019 ;

  • Exprimé en % du revenu disponible brut des ménages, le taux d’imposition se situe à 18,7 % en 2019, en progression de +0,7 point depuis 2017 ;
  • Les impôts directs des ménages ont augmenté de 25,3 milliards €, dont 10 milliards € par les ménages qui ont les revenus les plus hauts. Cette hausse a été en partie contrebalancée par la baisse des cotisations salariales (-24,9 milliards €) mais elle est moins importante pour les ménages aux plus hauts revenus dont une importante partie des revenus est constituée par des revenus du patrimoine ;
  • Pour les impôts directs, le taux d’imposition a progressé de 1,1 point entre 2017 et 2019 pour les deux dernières tranches du barème contre 0,7 point pour l’ensemble des ménages. Un résultat qui s’explique par l’alourdissement de la CSG en contrepartie de la baisse des cotisations sociales, malgré la mise en place du PFU et de l’IFI. Un résultat qui va à rebours des supposés « cadeaux » faits aux plus riches par
  • Emmanuel Macron n’a donc pas fait de cadeaux aux plus riches, au contraire puisque l’augmentation massive de la CSG a alourdi le bilan fiscal et particulièrement pour les retraités ;
  • En parallèle, les prélèvements obligatoires sur les « entreprises » (personnes morales) ont baissé de 1 point de PIB depuis 2017 passant de 18,5% à 17,4% du PIB, et ont stagné en milliards € courants ;

Le supplément de prélèvements obligatoires de la France vis-à-vis de la zone euro s’est légèrement réduit depuis 2017, mais pèse encore 155 milliards de prélèvements supplémentaires par rapport à la moyenne de la zone euro à 19. Ce supplément est acquitté essentiellement par les entreprises