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JBS victime d’une cyberattaque avec rançon

Le groupe brésilien, géant mondial, de produits à base de viande annonce un retour à la normale, après que plusieurs de ses serveurs ont été visés par des hackers «probablement» liés à la Russie, selon l’AFP, en particulier pour ses abattoirs et usines affectés en Australie et en Amérique du Nord.

Le groupe n’a pas précisé publiquement la nature de l’intrusion informatique. Mais il a indiqué aux autorités américaines être la cible d’une cyberattaque venant d’une «organisation criminelle probablement basée en Russie».

JBS n’a pas précisé dans son communiqué si le groupe avait payé ou non une rançon.

Les données de clients, de fournisseurs ou d’employés n’ont a priori pas été compromises mais en Australie, les activités ont été paralysées lundi et ses 10’000 employés renvoyés chez eux sans salaire, a déclaré à l’AFP un responsable syndical.

Aux États-Unis, en Iowa certaines lignes de production ont été suspendues et dans le Wisconsin et au Texas, ils ont dû arrêter les chaînes de production, tout comme en Utah.

Le ministère américain de l’Agriculture a affirmé dans un communiqué surveiller de près la situation pour «atténuer tout problème d’approvisionnement ou de prix».

Mais la production a repris normalement mercredi.

C’est une attaque de ce type qui avait visé début mai l’opérateur d’un immense oléoduc américain, Colonial Pipeline, provoquant d’importants problèmes d’approvisionnement en essence dans le sud-est des États-Unis pendant plusieurs jours.

Colonial Pipeline a reconnu par la suite avoir dû verser 4,4 millions de dollars aux hackers pour pouvoir remettre en route la circulation de carburant dans ses tuyaux.

Souvenez vous de la cyberattaque contre des organisations gouvernementales et des entreprises via le logiciel de la société texane SolarWinds, mise au jour fin 2020,qui avait secoué le gouvernement américain. La Maison-Blanche accuse la Russie d’en être responsable.

Souvenez vous aussi du piratage de la messagerie de Microsoft, attribué cette fois à un groupe de hackers chinois soutenus par Pékin, qui a aussi affecté au moins 30’000 organisations américaines, y compris des entreprises, des villes et collectivités locales.