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Joe Biden qualifie de génocide le massacre des Arméniens et des chrétiens d’orient

Samedi 24 avril, fait historique, Joe Biden est devenu le premier président américain à qualifier de génocide le massacre et la déportation d’Arméniens et de chrétiens d’orient qui ont fait au moins 1,5 million de morts entre 1915 et 1917, dans ce qui était encore l’Empire ottoman. « Nous ne le faisons pas pour accabler qui que ce soit, a dit le président américain, mais pour nous assurer que cela ne se répétera jamais. »

Pour la communauté des historiens, c’est un fait établi. Sur le plan politique, une trentaine de pays ont déjà voté des lois ou des résolutions qui reconnaissent cette volonté d’extermination des Arméniens. La France l’a fait en 2001. Le dernier en date, le Portugal, en 2019.

En France, une loi a été adoptée en 2011 pour punir la négation du génocide, avant d’être censurée depuis par le Conseil constitutionnel. D’autres pays, comme la Suisse ou la Slovaquie ont eux réussi à faire de cette contestation un délit.
La Turquie n’a « de leçons à recevoir de personne sur son histoire », a résumé le ministre des Affaires étrangères, qui a même convoqué l’ambassadeur américain. Le porte-parole de la présidence qui menaçait les États-Unis de « représailles » sans toutefois préciser lesquelles. La Turquie parle « des événements de 1915 », une guerre civile doublée d’une famine, et non pas de génocide, mot tabou