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Les « eurodéputés fantômes »

20/06/2019. Ces candidats ont été élus aux élections européennes, mais ils ne siégeront pas tout de suite. Ils doivent attendre le Brexit pour remplacer les députés britanniques qui s’en iront. Une situation inédite.
Adrian Vazquez Lazara prendra bientôt cette place au Parlement européen. Il est le prochain sur la liste des élus en Espagne, ce qui signifie qu’il devra attendre le Brexit pour l’occuper. « Bien sûr, je l’ai pris personnellement. Ce n’était pas une bonne nouvelle. Mais dès le lendemain, je me suis levé et j’ai commencé à travailler sur ce nouveau mandat », explique Adrian Vazquez Lazara, l’eurodéputé espagnol en attente. Adrian est l’une des 27 personnes qui attendent le Brexit avant de pouvoir s’asseoir et voter dans l’hémicycle. Il le fera une fois que les Britanniques seront partis, ce qui devrait être fait le 31 octobre.

Le Royaume-Uni a obtenu 73 sièges. Mais seuls 27 d’entre-eux seront maintenus après le Brexit. Ce qui signifie que le Parlement européen va passer de 751 sièges à 705. Une fois le Royaume-Uni parti, la France et l’Espagne prendront 5 sièges chacun. L’Italie et les Pays-Bas en auront tous les deux 3. Quant à l’Irlande, elle aura 2 sièges supplémentaires. La Pologne, la Roumanie, la Suède, l’Autriche, le Danemark, la Slovaquie, la Finlande, la Croatie et l’Estonie obtiendront chacun un siège.
Pour Barry Andrews, eurodéputé irlandais en attente, « c’est une situation très inhabituelle mais je pense qu’il est très important de souligner deux choses. Tout d’abord, nous tous, qui avons contesté les élections du 24 mai à Dublin en Irlande, avons compris les conséquences qui en ressortiraient si on obtenait le 4e siège à Dublin. La deuxième chose est que presque personne en Irlande ne pense que le Brexit soit une bonne idée, hormis les membres de partis extrémistes. »

Les députés européens dans l’attente, comme Barry et Adrian, affirment qu’ils seraient prêts à céder leur siège s’il le fallait.