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Les salariés d’Office Depot rerit par Alkor, décision par le Tribunal de commerce

Le tribunal de Lille a choisi, jeudi 3 juin, le repreneur de l’enseigne de fournitures de bureau, qui possède 60 magasins et emploie 1 500 salariés. Le groupe Alkor s’est engagé à reprendre 460 personnes dans la branche distribution et à proposer des emplois en interne à 370 salariés.

Cette décision du tribunal de Lille, n’a pas apaisé les inquiétudes des salariés du spécialiste de matériel et de fournitures de bureau, placé sous sa protection depuis le mois de février : 1 000 salariés licenciés malgré deux années de combats pour éviter cette catastrophe, provoquée par notre actionnaire allemand Aurelius. Et tout cela sous les yeux du gouvernement, malgré nos alertes répétées » a déclaré l’un des représentants du personnel.

L’enseigne de distribution, qui emploie près de 1 500 salariés, avait suscité 23 offres de reprises dont celles de Monoprix-Franprix, Top Office, Lidl ou le discounter Maxxilot.

La plupart ne souhaitant reprendre que quelques magasins sur les 60 existants, des sites de commerce en ligne ainsi que trois entrepôts et 22 plates-formes de distribution.

Le projet soutenu par les syndicats était mené par l’actuel président d’Office Depot France, nommé en mars 2019 et spécialiste du redressement d’entreprise, Guillaume de Feydeau. Mais il péchait par la fragilité de son financement. Alkor réalise « 440 millions d’euros de chiffre d’affaires » et employant « 1 850 salariés qualifiés avec un réseau de distribution sur toute la France porté par les marques commerciales Majuscule, Burolike et Ioburo ».

Alkor est coopérative comprenant 157 associés, créée en 1958  et s’est engagée à reprendre 460 salariés d’Office Depot de la branche distribution, et à proposer « également des emplois à 370 collaborateurs » dans les fonctions commerciales, informatique et support « avec une priorité à l’embauche maintenue pendant deux ans. Au total, cela permet de sauver 830 emplois », a annoncé Alkor, jeudi, dans un communiqué. Précisant également qu’il financerait « à hauteur de 23,2 millions d’euros l’apurement du passif d’Office Depot ».