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Plan social envisagé chez IBM

02/12/2020. Dans le cadre d’une restructuration mondiale, le géant de l’informatique pourrait supprimer 1.180 à 1.385 postes en France. Selon les syndicats, si ces suppressions sont prévues dans le cadre d’un plan de départs volontaires, il pourrait y avoir aussi des licenciements.
Restructuration mondiale d’IBM qui touche « plus de 20% des effectifs en Europe, soit 7.700 personnes « , selon l’Unsa (1er syndicat du groupe), « jusqu’à 25% », selon la CFE-CGC (2e syndicat) à l’AFP. 

Le plan social, annoncé début novembre en comité européen sans chiffres précis pour la France, est un « PSE (plan de sauvegarde de l’emploi) mixte, qui doit être présenté officiellement aux organisations syndicales le 16 décembre », a expliqué à l’AFP Pierry Poquet, délégué syndical central Unsa. Il doit comprendre  » un plan de départs volontaires mais aussi sans doute des licenciements s’il n’y a pas assez de volontaires « , a indiqué l’Unsa. La CFE-CGC a interpellé mercredi dans un communiqué la nouvelle présidente d’IBM France, Béatrice Kosowsky, afin de lui « demander des garanties face à l’ampleur des restructurations ». 
« Cette réduction de près du quart des effectifs (en France, ndlr) va avoir lieu avant la réorganisation majeure annoncée par Arwind Krishna, PDG d’IBM Corp, concernant la scission d’IBM en deux sociétés distinctes d’ici fin 2021 « , a expliqué la CFE-CGC. « Cette scission entre d’un côté, NewCo, qui reprendra les activités d’infogérance (service d’infrastructure, NDLR) et de l’autre, RemainCo, prévoit un transfert d’environ un millier de postes en France vers la nouvelle structure », a expliqué Frank Setruk, délégué syndical central CFE-CGC à l’AFP. Ce qui pourrait conduire, selon lui, à la « réduction de près de 50% des 5.000 effectifs actuels d’IBM France ».

Pour Pierry Poquet (Unsa), « c’est un changement de stratégie, IBM se sépare de toute l’infogérance, se débarrasse des anciens métiers et des plus vieux salariés (les salariés âgés de plus de 50 ans sont majoritaires en France, NDLR) pour se focaliser sur les nouveaux (cloud, intelligence artificielle) avec moins de monde, plus jeune ».
En clair, IBM se débarrasse des plus gros salaires.