bar de l'économie

Table ronde au Sénat sur les conséquences Covid

25/09/2020. La Délégation aux entreprises du Sénat a organisé, une table ronde consacrée aux conséquences de la situation sanitaire pour les entreprises et à leurs premières réactions et propositions au Plan de relance.

Sont intervenus Pierre Goguet, président de CCI-France, François Asselin, président de la CPME, Joël Fourny, président de CMA-France et Olivier Schiller, administrateur du METI. Tout en reconnaissant l’impact globalement positif du plan de relance sur le moral des entreprises (notamment en termes d’embauche des jeunes), les représentants ont exprimé leurs inquiétudes et préconisations :

La mise en œuvre du plan de relance doit impérativement associer les élus locaux et l’ensemble des acteurs de terrain qui disposent de l’expertise nécessaire dans les territoires. Les chambres consulaires sont par ailleurs prêtes à jouer un rôle d’accompagnement des entreprises dans la prévention de leurs difficultés.

Le remboursement du prêt garanti par l’État (PGE) en 6 ans sera difficile, voire impossible, pour une grande partie des entreprises. Il faudrait pouvoir l’étaler sur une période de 10 ans et considérer de façon consolidée l’ensemble des dettes (fiscales, sociales, etc.) tout en trouvant une solution au problème de la règle de minimis en vigueur dans l’Union européenne. Sinon les entreprises se retrouveront devant le mur de la dette, alors même que leurs perspectives d’activité ne leur permettent pas de concrétiser leurs projets d’investissement.

– Le plan de relance doit s’accompagner d’une évolution des normes comptables permettant de traiter les prêts au titre des capitaux propres, comme pour les prêts participatifs, et non pas comme des dettes qui entraînent une dégradation de la cotation Banque de France des entreprises.

– La baisse annoncée des impôts de production ne compense que partiellement leurs hausses précédentes et doit s’inscrire dans la durée. C’est une condition majeure de la reprise des investissements et de la compétitivité des entreprises françaises face à leurs concurrents.