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Thierry Burkhard, futur chef d’Etat-major des armées

Le général François Lecointre, en poste depuis 2017, tire sa révérence et laissera la place, après le 14 juillet, à Thierry Burkhard, chef d’Etat-major de l’armée de terre depuis 2019. Choisi par le président Emmanuel Macron, le nouveau chef d’Etat-major des armées a déjà eu affaire à plusieurs dossiers chauds, dont celui des opérations au Sahel. Chef d’Etat-major de l’armée de terre (CEMAT) depuis l’été 2019, cet homme de 56 ans est originaire du Territoire de Belfort.

Ancien élève de Saint-Cyr, il n’a cessé d’être sur le terrain – portant l’uniforme de la Légion étrangère, précise L’Est Républicain qui dresse son portrait.

Il a participé à plusieurs opérations, comme en Irak ou en ex-Yougoslavie, lui conférant une grande expérience dans ce domaine. Lorsqu’il devient CEMAT, le quotidien décrit un homme qui a su « rapidement s’imposer » alors qu’il succédait à Jean-Pierre Bosser, un homme respecté dans son milieu.

Dans les colonnes de l‘Est Républicain, Cédric Perrin, sénateur LR du Territoire de Belfort et vice-président de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées au Sénat, déclare : Thierry Burkhard « a une vision stratégique extrêmement poussée et précise ». Par ailleurs, la politique n’est pas un terrain inconnu pour le quinquagénaire. Entre 2013 et 2015, ce père de trois enfants était conseiller militaire du Coordonnateur national du renseignement pendant qu’Emmanuel Macron occupait à l’époque le poste de secrétaire général adjoint, rapporte le quotidien du Télégramme.   En 2019, Thierry Burkhard a publié une lettre ouverte au patron de Charlie Hebdo Riss dénonçant les dessins de l’hebdomadaire comme « terriblement outrageants » sur la mort de treize militaires français au Mali. Le chef de l’armée de terre a invité Riss à assister à l’hommage national aux soldats, mais celui-ci a décliné l’invitation tout en exprimant ses condoléances aux proches endeuillés.