bar de l'économie

Un documentaire sur Simone Signoret

17/04/2020. A voir sur Arte, un documentaire sur Simone Signoret réalisé par Michèle Dominici.
Actrice intransigeante – « une façon polie de dire que je suis une emmerdeuse » DISAIT ELLE–, multirécompensée, Simone Signoret s’est racontée en 1976 dans un livre (La nostalgie n’est plus ce qu’elle était). Elle a aussi répondu avec un franc-parler rafraîchissant aux mille questions des journalistes sur des sujets aussi variés que le métier d’acteur, ses rôles au cinéma, sa conception de l’engagement politique, du couple ou du temps qui passe.

Trente-cinq ans après sa disparition, en 1985, Michèle Dominici compose à partir d’archives, d’interviews et d’extraits de ses films l’émouvant portrait d’une actrice qui refusa toute sa vie d’être une star, d’une militante qui ne fut jamais encartée, d’une artiste qui a fait le choix de l’amour et de la liberté.
Vous serez ravis de mieux la connaitre.

Née en 1921 à Wiesbaden, en Allemagne, où son père officier, juif français d’origine polonaise, est alors en poste, la jeune Simone Kaminker grandit à Neuilly-sur-Seine. Lorsqu’en 1940 son père rejoint Charles de Gaulle à Londres, elle abandonne ses études pour aider sa mère à subvenir aux besoins de la famille.
Après un peu de secrétariat, Simone se fait des copains au Café de Flore, le repaire de la bohème parisienne.

Grâce à eux, elle devient figurante, en 1942, dans Les visiteurs du soir de Marcel Carné. Les petits rôles s’enchaînent jusqu’à ce que le réalisateur Yves Allégret – qu’elle épousera en 1948 – la dirige dans Les démons de l’aube. De Casque d’or aux Chemins de la haute ville, pour lequel elle reçoit un Oscar en 1960, de Thérèse Raquin à La vie devant soi, qui lui vaut un César en 1978, en passant par La ronde, Les diaboliques, La veuve Couderc ou L’armée des ombres, Simone Signoret a toujours refusé de se laisser enfermer dans le cliché de l’idéal féminin. Sur le plan privé, son coup de foudre à Saint-Paul-de-Vence pour l’artiste de music-hall Ivo Livi, dit Yves Montand, lui ouvre de nouveaux horizons. Pour lui, Simone divorce d’Allégret. Compagnon de route du parti communiste dans les années d’après-guerre, le couple Signoret-Montand sera de tous les combats de l’intelligentsia de gauche : contre l’arme nucléaire, la chasse aux sorcières aux États-Unis, pour l’indépendance de l’Algérie…

Actrice intransigeante – « une façon polie de dire que je suis une emmerdeuse » –, multirécompensée, Simone Signoret s’est racontée en 1976 dans un livre (La nostalgie n’est plus ce qu’elle était). Elle a aussi répondu avec un franc-parler rafraîchissant aux mille questions des journalistes sur des sujets aussi variés que le métier d’acteur, ses rôles au cinéma, sa conception de l’engagement politique, du couple ou du temps qui passe.

Trente-cinq ans après sa disparition, en 1985, Michèle Dominici compose à partir d’archives, d’interviews et d’extraits de ses films l’émouvant portrait d’une actrice qui refusa toute sa vie d’être une star, d’une militante qui ne fut jamais encartée, d’une artiste qui a fait le choix de l’amour et de la liberté.