bar de l'économie

Un minimum de cotisation pour sécuriser la retraite des indépendants

16/01/2020. Le projet de loi de réforme des retraites prévoit une nouvelle étape d’amélioration de la pension des indépendants, via l’augmentation des cotisations pour les artisans commerçants et l’augmentation du minimum de pension pour les agriculteurs.
Ce garde-fou a pour mission de sécuriser le niveau de pension des plus modestes, lorsqu’ils liquideront leurs droits. Les artisans commerçants qui le désireront pourront contribuer plus, en espérant faire valoir une carrière complète à l’heure de la retraite.

Au lieu de cotiser chaque année sur la base de 450 heures au SMIC, qui valent trois trimestres dans le système actuel, ces volontaires devront a minima cotiser sur une assiette de 600 heures. Contribuer à l’assurance-vieillesse obligatoire leur coûtera bien sûr plus cher pendant leur vie active. Mais, en contrepartie, ils valideront une année pleine pour leur future pension.
Lors du quinquennat précédent, la gauche a profité de la création d’une protection universelle maladie pour abaisser la part des cotisations maladie et accroître celle de l’assurance-vieillesse, afin que les indépendants les plus modestes acquièrent trois trimestres par an au lieu de deux, sans effort supplémentaire. C’est donc pourquoi il y a une  marge pour proposer aux volontaires de cotiser plus. Les professions libérales sont également concernées.

Seuls les microentrepreneurs, dont les revenus sont en moyenne très faibles, ne seront pas assujettis au minimum de cotisation, mais ils pourront acquérir une « garantie minimale de points » chaque année, s’ils le demandent et s’ils en ont les moyens.
Quant aux exploitants agricoles, leur minimum de cotisation va au contraire baisser. Il s’élève actuellement à 800 SMIC horaire par an. Pour eux, non seulement il sera plus facile de valider une carrière complète, mais en plus, le minimum de pension auquel ouvre droit cette carrière complète sera plus élevé. Au lieu de toucher 75 % du SMIC, les agriculteurs auront, comme tous les autres assurés au régime universel 1000€ de pensions par mois dès 2022 puis 85 % du SMIC à partir de 2025. « Plus de 40 % des exploitants agricoles, les plus modestes, verront ainsi leur prélèvement baisser avec des droits à retraite améliorés », expose le projet de loi.